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Photo by Edgar Chaparro - Unsplash.com

With 11 NBA titles in his 13-year career, Bill Russell knew his way to victory inside out and remains the most ringed player in NBA history to this day and for a long time to come. Known for his keen sense of competition, Russell has always emphasized defense and team spirit. While Wilt Chamberlain, another cador at the time, was focused on attacking play, Bill Russell was not shy about doing the dirty work and putting his teammates first.

Not many people could look at him in the eye because Bill Russell was a hell of a basketball freak, an incredible defenseman, a bounce balls vacuum and, when it comes to his career history, he has more NBA titles than fingers of both hands. But it's really his personal life that is an interest to us here because before he was the best player in the Boston Celtics, Bill Russell had a very tough life starting at college in St. Louis, Missouri.

During an interview Bill Russell said that “Saint-Louis was an extremely racist city” and added: “If I had been drafted by Saint-Louis, I would have refused the NBA.” These words quite clearly sum up the situation Bill Russell was facing during this period.

What you may not realize when you think about the career of the legendary Bill Russell is the context in which he played basketball. The situation is far from being perfect for African Americans in America today, but in the 1950-60s, when the Celtics' pivot exercised unparalleled dominance in the NBA, being black, on or off the court was even more simply definitional of what injustice, discrimination and hatred is.

Fortunately Russell will fall into the best possible franchise, the Boston Celtics. Already in 1950 the Celtics were the first team to draft a black player, Chuck Cooper! Before Cooper first arrives to sign his contract, the owner of another team tells to Walter Brown, first owner of the Boston Celtics, “You know he (speaking of Cooper) is colored? And Walter Brown to reply, "He could be green with red dots, he's the one we're drafting."

Thanks to Bill, racism and segregation were denounced, "All NBA teams had three black players, I spoke publicly: is there a quota or is it a pure chance?" That was a question Bill Russel addressed to the federation in 1966. He got a call from then-NBA boss Walter Kennedy asking what he was playing instead of keeping a low profile. Russell's response demonstrated once again that he was made out of another metal, "Kick me out if I am lying, but if I am speaking the truth out, screw you."

Bill will make it his mission to make intolerance intolerable, but since you can't make an omelette without breaking eggs, his fights definitely had a price: threatening letters flooded his mailbox, his house will even be burgled and vandalized with the "N-word" tagged on the walls, beer spilled on the pool table, trophies smashed. Not to mention that the perpetrators of these acts had defecated in several places in the house including Russell's bed. According to several former teammates, this story had devastated Russell.

Despite these attacks that will last for years, Bill Russell will be elected five times NBA MVP, propelling Boston to the top of American sport. He will even be the first black coach in a major sports league in any sport in the United States.

On his retirement in 1972, Red Auerbach offered to retire Bill's shirt, who accepted it on the sole condition that it be done behind closed doors. Finally the Celtics managed to convince him to repeat the ceremony in front of the public 27 years later in 1999. As a result of his fervent activism, Bill received the Presidential Medal of Freedom from Barack Obama in 2011.

Bill Russell's legacy is invaluable, he was an "over-dominant" player under appalling conditions. Beyond the game, Russell has paved the way for other black players, including some who made decades of Celtics glory, all with inspiring humility, refusing his Hall of Fame ring until 2019.

July 29, 2021 . 4 min . by Ghislain Momha


Avec 11 titres NBA en 13 ans de carrière, Bill Russell connaissait parfaitement le chemin de la victoire et reste jusqu’à ce jour et pour bien longtemps encore le joueur le plus titré de l’histoire de la NBA. Réputé pour son sens très aiguisé de la compétition, Russell a toujours mis l’accent sur la défense et l’esprit d’équipe. Alors que Wilt Chamberlain, autre cador de l’époque, était focalisé sur le jeu offensif, Bill Russell lui ne rechignait pas à faire les basses besognes et à mettre ses coéquipiers en avant.

Pas grand monde ne pouvait le regarder dans les yeux car Bill Russell était un monstre sacré du basket, un défenseur incroyable, un aspirateur à rebonds et, pour ce qui est de son palmarès en carrière, il y a bien plus de titres NBA que de doigts des deux mains. Mais avant d'être le meilleur joueur des Boston Celtics, Bill Russell a eu la vie très dure et ce dès l'Université à Saint-Louis dans le Missouri.

Lors d’une interview Bill Russell a affirmé que « Saint-Louis était une ville extrêmement raciste » et ajouté : « Si j’avais été drafté par Saint-Louis, j’aurais refusé la NBA. » Ces propos résument assez clairement la situation à laquelle Bill Russell était confronté à cette période.

Ce dont on ne se rend pas bien compte lorsque l'on pense à la carrière du légendaire Bill Russell, c'est le contexte dans lequel il a joué au basket. La situation est très loin d'être parfaite pour les Afro-Américains aux Etats-Unis aujourd'hui, mais dans les années 1950-60, celles durant lesquelles le pivot des Celtics a exercé une domination jamais égalée sur la NBA, être noir, sur ou en dehors du terrain était encore plus synonyme d'injustice, de discrimination et de haine.

Heureusement Russell tombera dans la meilleure des franchises possibles, les Boston Celtics. En 1950 déjà les Celtics était la première équipe à drafter un joueur noir, Chuck Cooper ! Avant que Cooper n’arrive pour signer son premier contrat, le propriétaire d’une autre équipe avait dit à Walter Brown, premier propriétaire des Boston Celtics : « Tu sais qu’il (parlant de Cooper) est de couleur ? » et Walter Brown de répondre « Il peut bien être vert à pois rouge, c’est lui que nous draftons. »

Avec Bill le racisme et la ségrégation étaient dénoncés : « Toutes les équipes NBA avait trois joueurs noirs, j’en ai parlé publiquement, y a t-il un quota ou est-ce un pur hasard ? » telle fut une question que Bill Russel adressa à la fédération en 1966. Il reçu un appel de Walter Kennedy, patron de la NBA lui demandant à quoi il joue au lieu de faire profil bas. La réponse de Bill Russell démontra une fois de plus qu’il était fait d’un autre métal : « Mettez moi à la porte si je mens, mais si je dis la vérité, vous pouvez aller vous faire voir. »

Bill va se donner pour mission de rendre intolérable l'intolérance, mais comme on ne peut faire d’omelettes sans casser des œufs, ses combats avaient un prix : les lettres de menaces inondaient sa boîte aux lettres, sa maison sera cambriolée et vandalisée, avec le "N-word" tagué sur les murs, de la bière déversée sur la table de billard, des trophées brisés. Sans oublier de mentionner que les auteurs de ces actes avaient déféqué à plusieurs endroits de la maison dont le lit de Russell. Selon plusieurs anciens coéquipiers, cette histoire avait anéanti Russell.

Malgré ces attaques qui perdureront des années, Bill Russell sera élu cinq fois MVP de la NBA, propulsant Boston au sommet du sport américain. Il sera même le premier entraîneur noir dans une grande ligue sportive, tous sports confondus aux Etats-Unis.

A sa retraite en 1972, Red Auerbach a proposé de retirer le maillot de Bill, qui l'a accepté à la seule condition que cela se fasse à huis clos. Finalement les Celtics réussiront à le convaincre de recommencer la cérémonie devant du public 27 ans plus tard en 1999. Du fait de son fervent activisme, Bill a reçu la Médaille présidentielle de la liberté en 2011 des mains de Barack Obama.

L'héritage de Bill Russell est inestimable, il était un joueur "sur dominant" dans des conditions épouvantables. Au-delà du jeu, Russell a montré la voie à d'autres joueurs noirs dont certains qui ont fait les belles heures des Celtics de longues décennies durant, le tout avec une humilité inspirante, refusant sa bague du Hall of Fame jusqu'en 2019.


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