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Photo by Markus Spiske - Unsplash.com

World football icon born on January 1st, 1972 in Pointe-à-Pitre, Guadeloupe (France) and world champion in 1998 with the France team, Lilian Thuram is now committed to fight against racism and discrimination. Retired since 2008 after being diagnosed with a heart defect, Lilian Thuram has moved on to this other field where he leads a daily fight through his foundation "Lilian Thuram - Education contre le racisme" (Lilian Thuram - Education Against Racism).

This foundation works to eradicate racial discrimination. The French footballer, famous for having scored twice against Croatia in the semi-finals of the 1998 World Cup, regularly organizes educational talks in high schools and universities to educate young people on the issue of racism. According to him, the white hegemony, established over the last few centuries, continues to rub off on the most intimate aspects of everyone's life.

The genesis

In the last centuries, some western ideologues to justify the slave trade or to encourage colonization have tried to demonstrate that the black race in their hierarchy is inferior to the white race and therefore deserves to be reduced to slavery. The German philosopher of the eighteenth century Friedrich Hegel said to reinforce this postulate that: “the negro represents the natural man in all his savagery and his petulance. We must disregard all respect and all morality of what we call feeling if we want to understand it.”

A very widespread in France during the 17th century, through the famous Code noir (Black Code) signed in March 1685 by Louis XIV. The Code noir aimed to promote the cultivation of sugar cane, which was then developing in the West Indies, without any legislation concerning slaves.

In his book La Pensée blanche (White Thought), Editions Philippe Rey, 2020, Lilian Thuram shows how, by creating blacks, European societies invented whites. Centuries of domination, slave trade and colonization have shaped a white imagination. Also colonial exhibitions, culture and some philosophers who, like Kant or Montesquieu, supported the thesis of a hierarchy of races and civilizations, some of which do not deserving anthropological dignity.

A difficult childhood

Until the age of 9, Lilian Thuram grew up in Guadeloupe, with his brothers and sisters, raised alone by his mother. But when he leaves his homeland to move to mainland France, where his mother had settled a few years earlier, he faces a racism that will mark him forever. 

There are times in life when you can't forget. In class 6 in Bois-Colombes, some children call me 'dirty black', and in fact, I get it like a bite from the inside, but that I am alone to see. As if from the inside I was bleeding. he recalls.

His mother then explains to him that it is racism, and that it is not likely to change. An injury that will forge his activism and his commitment to fight against racism and all sorts of discrimination.

Racism is an intellectual, political and economic construct. We must realize that History has conditioned us, from generation to generation, to see ourselves first of all as Christians, Jews, Muslims..., Whites, Blacks, North Africans, Asians... Our differences become inequalities generated by domination mechanisms that need to be deconstructed. Isn't it time to consider ourselves first and foremost as human beings?

Deconstructing these stereotypes, which for the former member of AS Monaco, are only social constructions with imperialist aims, is the very essence of the fight of Lilian Thuram who has discovered the hard reality of racism. His determination in the fight against racism has earned him many recognitions. His book Mes étoîles noires. De Lucy à Barack Obama(My Black Stars. From Lucy to Barack Obama), he received the Seligmann Prize against racism in 2010 and in 2014, as well as the Ethics Prize from the Keba Mbaye Foundation in Senegal.

Honorary Doctor of Human Sciences from the universities of Stockholm in Sweden and Sterling in Scotland, Lilian Thuram has also been a member of the Orientation Committee of the XXI Century Club since 2019, an association whose objective is the positive promotion of diversity and of equal opportunities. In the same logic, Lilian Thuram became a member of the France's High Council for Integration, as well as a member and sponsor of the “Devoir de Mémoires” collective.

“It is not a question of blaming and making anyone feel guilty, but of understanding the origin of this scourge in order to combat it effectively.” replies Lilian Thuram to those who accuse him, rightly or wrongly, of anti-white racism.

“Racism is not something natural, because very often we hear that. And to say that there is a history of racism, and that it is first and foremost political wills linked to the economy which have built hierarchies between people according to the color of their skin.” he concludes.

October 16, 2021 . 4 min . by Tatiana Ngo Nyemeck


Icône mondiale du football née le 1er janvier 1972 à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe (France) et champion du monde en 1998 avec l’équipe de France, Lilian Thuram est aujourd'hui engagé dans la lutte contre le racisme et les discriminations. A la retraite depuis 2008 après avoir été diagnostiqué d’une malformation cardiaque, Lilian Thuram s’est reconverti sur cet autre terrain où il mène un combat quotidien à travers sa fondation Lilian Thuram - Education contre le racisme.

Cette fondation œuvre pour éradiquer les discriminations raciales. Le footballeur français, célèbre pour son doublé face à la Croatie lors des demi-finales de la coupe du monde 1998, organise régulièrement des causeries éducatives dans les lycées et universités pour sensibiliser les jeunes sur la question du racisme. Selon ce dernier l’hégémonie blanche, instaurée au cours des derniers siècles, continue de déteindre dans les aspects les plus intimes de la vie de chacun.

La racine du mal

Dans les siècles derniers, certains idéologues occidentaux pour justifier la traite négrière ou encourager la colonisation, ont tenté de démontrer que la race noire dans leur hiérarchisation est inférieure à la race blanche et méritait donc d’être réduite à la servitude. Le philosophe allemand du dix huitème siecle Friedrich Hegel disait pour conforter ce postulat que : « le nègre représente l'homme naturel dans toute sa sauvagerie et sa pétulance. Il faut faire abstraction de tout respect et de toute moralité, de ce que l'on nomme sentiment si on veut le comprendre. »

Une idée déjà très répandue dans la France du XVIIe siècle, à travers le fameux Code noire signé en mars 1685 par Louis XIV. Le Code noir visait à favoriser la culture de la canne à sucre, qui se développait alors dans les Antilles, sans aucune législation concernant les esclaves.

Dans son essai "La Pensée blanche", Éditions Philippe Rey, 2020, Lilian Thuram montre comment, en créant des Noirs, les sociétés européennes ont inventé des Blancs. Des siècles de domination, de traite négrière et de colonisation ont façonné un imaginaire blanc. Mais aussi grâce à des expositions coloniales, à la culture et à certains philosophes qui, à l’instar de Kant ou Montesquieu, ont soutenu la thèse d’une hiérarchisation des races et des civilisations, certaines ne méritant pas la dignité anthropologique.

Une enfance difficile

Jusqu'à l'âge de 9 ans, Lilian Thuram grandit en Guadeloupe, avec ses frères et sœurs, élevés seuls par sa mère. Mais lorsqu'il quitte sa terre natale pour rejoindre la France métropolitaine, où sa mère s’était établie quelques années auparavant, il fait face à un racisme qui le marquera à jamais.

« Il y a des moments dans la vie où on ne peut pas oublier. En CM2, à Bois-Colombes, des enfants me traitent de 'sale noir', et en fait, je reçois ça comme une morsure de l'intérieur, mais que je suis seul à voir. Comme si de l'intérieur je saignais. » se souvient-il.

Sa mère lui explique alors que c'est du racisme, et que ça ne risque pas de changer. Une blessure qui va forger son militantisme et son engagement à lutter contre le racisme et toutes les autres formes de discriminations.

« Le racisme est une construction intellectuelle, politique et économique. Nous devons prendre conscience que l’Histoire nous a conditionnés, de génération en génération, à nous voir d’abord comme des Chrétiens, des Juifs, des Musulmans..., des Blancs, des Noirs, des Maghrébins, des Asiatiques... Nos différences deviennent des inégalités générées par des mécanismes de domination qu’il est nécessaire de déconstruire. N’est-il pas temps de nous considérer avant tout comme des Êtres humains ? »

Déconstruire ces stéréotypes qui, pour l’ancien sociétaire de l’AS Monaco, ne sont que des constructions sociales ayant des visées impérialistes, est l’essence même du combat du footballeur qui a découvert la dure la réalité du racisme. Sa détermination dans la lutte contre le racisme lui a valu de nombreuses reconnaissances. Grâce à son livre "Mes étoîles noires. De Lucy à Barack Obama", il a reçu le Prix Seligmann contre le racisme en 2010 et en 2014, ainsi que le prix de l’Éthique de la Fondation Keba Mbaye au Sénégal.

Docteur Honoris causa des Sciences Humaines des universités de Stockholm en Suède et de Sterling en Ecosse, Lilian Thuram est également depuis 2019, membre du Comité d'Orientation du Club XXIe Siècle, une association dont l'objectif est la promotion positive de la diversité et de l'égalité des chances. Dans la même logique, Lilian Thuram devient membre du Haut conseil à l'intégration, ainsi que membre et parrain du collectif « Devoir de Mémoires ».

« Il ne s’agit pas d’accuser et de culpabiliser qui que ce soit, mais de comprendre l’origine de ce fléau pour le combattre efficacement. » répond Lilian Thuram à ceux qui l’accusent à tort ou à raison de racisme anti-Blanc.

« Le racisme, ça n’est pas quelque chose de naturel, parce que très souvent on entend ça. Et de dire qu’il y a une histoire du racisme, et que c’est d’abord et avant tout des volontés politiques liées à l’économie qui ont construit des hiérarchies entre les personnes selon la couleur de la peau. » conclut-il.


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